lettre Pavel

La fratrie

Stéphani, 

T’sé,  j’parle pas beaucoup, on n’a pas la meilleure relation, on est un peu comme chien et chat (comparaison). Des fois je me demande comment on en est arrivé là, toi et moi. J’sais qu’les parents sont pas souvent là, pis que t’as jamais pu leur parler de tout ce que tu vivais à l’école, qu’on t’as jamais demandé comment tu te sentais ? Ou si t’avais des frustrations ? J’ai trouvé sur internet, que « la mère ou le père peu présents au foyer, les enfants qui n’ont pas un ou les deux parents à la maison, peuvent penser qu’ils n’ont pas tous le soutien dont ils ont besoin et que pour cacher cette vulnérabilité, certains jeunes peuvent devenir agressifs  dans l’intention d’intimider les autres »(appel à l’autorité).  Comme la fois où t’as failli m’étrangler. On dirait que les enfants qui sont pas écoutés se renferment et ont tendance à se défouler de la mauvaise façon.  

Je me disais qu’au lieu de toujours se battre et s’engueuler on devrait peut-être se serrer les coudes (métaphore)oublier ce qu’on a pu se dire ou se faire et repartir à zéro (. On pourra toujours mettre la faute sur les parents, mais justement ça devrait nous donner une vraie raison de s’entraider et de construire une relation solide. J’ai vu aujourd’hui à la télé un garçon de 12 ans qui a sauvé sa p’tite sœur de 10 ans de la noyade dans une rivière presque gelé. J’ai trouvé ça cool. On est devrait être comme ça. Toujours pouvoir compter sur l’autre, dans les pires moments.  J’aimerais ça qu’on soit comme Asterix et Obelix(comparaison) et qu’on puisse s’entre-aider autant que ces deux là. J’sais que je suis pas toujours évident, mais tu es pris avec moi alors essayons de rendre ça agréable pour nous deux. Je vais terminer en disant ça, on devrait tout recommencer et devenir plus proche et solidairecomme deux frères d’armes (comparaison).

Martin

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